Francais, Francaises,
Internautes, Internautes,
Bienvenue sur cette humble page dédiée à Pierre Desproges,
Maître de l'humour noir et caustique.

Je suis trop jeune pour avoir pu apprécier Desproges de son vivant. J'avais à peine douze ans lorsqu'il est mort de son cancer.
(voir sa biographie)
Il fut un comique au style unique que nombreux soi-disant artistes essaient aujourd'hui de copier en vain, lui arrivant à peine à la cheville. Il avait plus d'une corde à son arc et les utilisait avec plus d'aisance qu'un harpiste professionnel.
Il disposait d'un talent d'écrivain qui lui a valu un triomphe en librairie avec la parution de ces oeuvres malpolitiquement correctes à l'ironie féroce. Son aisance microphonique lui a permis des années durant de transformer le simple persiflage radiophonique au rang d'art à part entière. Avec sa verve imprévisible et provocatrice, il a su s'imposer aisément à la télévision tout comme à la scène. Son personnage gauche et timide décochait des flèches précises et mordantes qui ont certainement fait grincer plus d'une dent et rire des millions de personnes.
A tout cela, ajoutez l'art de jongler avec la finesse et la vulgarité, le nonsens et la provocation avec plus de précision qu'un tailleur de diamant et vous avez un Desproges avec un grand D, comme Dieu du rire. Cet homme détestait deux choses par dessus tout : les fautes d'orthographes et l'intolérance. Il vouait également une haine tenace envers les coiffeurs, les footballeurs, les ménagères, les gourmettes, les racistes, les étrangers, les juifs, les antisémites, les jeunes, les vieux, bref l'humanité toute entière, lui le premier..
Pierre Desproges était un être unique, différent, qui riait de tout : du malheur des autres tout comme du sien. Le cancer qui le rongeait n'a fait que lui offrir une nouvelle source d'humour qui, dans la bouche d'un autre, serait de mauvais goût : "Sans la science, misérables cloportes boursouflé d'ingratitude et d'ignorance crasse, combien parmi nous pourrait profiter de son cancer pendant plus de cinq ans?"
Voici d'ailleurs quelques extraits de la presse à propos de ces spectacles, ainsi que quelques extraits des textes de scènes,dont celui contre les coiffeurs, juste histoire de vous mettre l'eau à la bouche et le sourire au lèvres.
Le rire du coeur
Le petit théâtre Grévin, (...) lui va on ne peut mieux - comme un verre en cristal à un purgatif. (...).
Desproges, l'homme de plume, est devenu aussi homme de scène. Il manie sa gaucherie avec une incertitude précise.
Renaud Matignon, Le Figaro/L'Aurore, 14 octobre 1986
Pierre Desproges se donne en spectacle
...et il a raison
A l'heure où, pour faire rire, la plupart des comiques sont prêts à se mettre une plume dans le derrière, Pierre Desproges trempe la sienne dans un encrier et fait le pari de nous amuser par son seul esprit.
Alain Leblanc, France Soir Tiercé, 11 octobre 1986
Desproges se donne en spectacle
(le flagrant des livres)
Desproges a l'art de laisser éclater les rires après les avoir fait grincer. (...)
Desproges appartient à la fois à deux espèces rares en voie de disparition : les comiques lettrés et ceux qui nous font rire.
Eric Emptaz, Le Canard Enchaîné, 15 octobre 1986
Desproges, Desproges oui mais Desproges!
A ce rythme, Pierre Desproges, mammouth de l'impertinence, va bientôt les écraser tous, ses concurrents, sans néanmoins se départir de ce qui fait son charme : une outrecuidance tempérée par un zeste de timidité, un culot à peine rougissant, cet airt coquin du gamin pris en flagrant délit d'irrespect.
Jérôme Garcin, l'Evenement du Jeudi, 16 octobre 1986